Au Lorrain, le carnaval se vit pleinement. Avec le groupe Flèch Banbou, ce sont 34 ans d’histoire, de musique et d’énergie collective qui traversent les rues du Nord, dans un tourbillon de sons, de couleurs et de ferveur populaire.



Une signature du carnaval lorrinois
Au Lorrain, il suffit de quelques notes pour reconnaître Flèch Banbou. Le groupe, fondé par Tony Tanic en 1992 dans le quartier Sous-Bois, fait partie de ces formations qui donnent au carnaval du Nord sa force, sa générosité et son identité. Près de 90 membres le composent, dont quelques 70 musiciens. Conques de lambis, ti-bwa, maracas, caisses claires, basses, trombones, trompettes… Chez Flèch Banbou, la cadence est pleine, vivante, irrésistible.
L’ambiance avant tout
Pour Sonia Casuc, trésorière du groupe, le carnaval est avant tout une aventure humaine. Ce qu’elle aime, c’est l’ambiance, les retrouvailles avec les autres groupes, la joie du public, la danse, les costumes, l’élan collectif qui traverse chaque parade. La formation cultive d’ailleurs une esthétique fidèle à cet esprit : beaucoup de couleurs, du relief, du mouvement.
Une saison marquée par l’émotion
La saison 2026 a pourtant eu une tonalité particulière, après la disparition d’un membre en novembre. Une douleur qui a marqué la préparation, sans entamer l’engagement du groupe. De Fort-de-France au Robert, du Marin à Trinité, de Sainte-Marie à Basse-Pointe, jusqu’au Mardi gras au Lorrain, Flèch Banbou a tenu son rang.
Dans le Nord, le carnaval ne se regarde pas seulement : il se partage, se transmet, se vit. Et Flèch Banbou en donne, chaque année, une éclatante démonstration.
Marie Ozier-Lafontaine

