À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, l’Office de Tourisme communautaire Péyi Nord Martinique a proposé une nouvelle édition de son Rallye du patrimoine. Le principe : partir en équipe sur les routes du Nord, résoudre des énigmes, relever des défis et découvrir des sites parfois connus de nom, mais rarement parcourus de cette manière.
Entre jeu de piste, défis et rencontre avec les acteurs du territoire, l’expérience a permis aux participants de regarder autrement les paysages, les communes et les mémoires du Péyi Nord. Certains venaient pour le jeu, d’autres pour mieux connaître un territoire qu’ils fréquentent peu. Tous retiennent la même idée : le patrimoine se comprend mieux quand il se vit, en mouvement.
Au fil du parcours, les équipes ont croisé des lieux chargés d’histoire, des savoir-faire, des sites discrets ou menacés, mais aussi des points de vue inattendus. Le rallye a ainsi donné corps aux thèmes du « patrimoine en péril » et « patrimoine de la photographie » : faire connaître pour mieux protéger, transmettre pour donner envie de revenir.
Au départ du Robert, le parcours a conduit les équipes du Pitt Chère Épice, au Vert-Pré, jusqu’à la Maison de l’Amitié de Grand’Rivière. Entre les deux, les participants ont traversé plusieurs communes du Nord : le Moulin hydroélectrique au Gros-Morne, la vannerie du Morne-des-Esses à Sainte-Marie, le point de vue de Dominante au Marigot, l’Habitation Lagrange au Lorrain, L’Espace Man Toy à Basse-Pointe, la Roche à Bondié à Macouba et le Port de Grand’Rivière à la découverte du flo.
Ils et elles témoignent :
« On habite à Ducos et on vient peu dans le Nord. Ce rallye nous a permis de découvrir une région vraiment chouette. »
« Le Moulin hydroélectrique et la rue Cases-Nègres, c’est typiquement le genre de lieux qu’on n’aurait pas forcément cherchés seuls. »
« Le Bwa Flo, je connaissais de nom, mais je ne l’avais jamais vu. Et l’histoire de Man Toy, à l’Habitation Chalvet, a été une vraie découverte.»
« Le Pitt Chère Épice montre bien ce qu’est le patrimoine en péril : des lieux populaires, mais fragiles, qu’il faut faire connaître. »
« Je repars avec plus de connaissances sur le Nord et sur le pays. J’ai vécu ici, mais je connaissais peu cette histoire. »



Marie Ozier-Lafontaine

